• Paré

     

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    PARÉ : origine > Anjou - Berry - Touraine
    - participe passé du verbe 'parer' = "paré, apprêté"
    - surnom du pareur, celui qui aplanit, peigne le drap,
    - variation méridionale : PARAT
    Dictionnaire Etymologique des Noms de Famille - Marie-Thérèse MORLET - Ed. Perrin 1994

    PARÉ : 687 foyers en France, notamment dans les Pays-de-la-Loire, le Centre et l'Ile-de-France pour cet ancien surnom de foulon, de l'homme qui préparait le tissu en le peignant, du vieux français parer, "apprêter", mais aussi "réparer", voir "orner". Pierre-Gabriel Gonzalez, journaliste spécialiste de l'onomastique pour la Revue Française de Généalogie et d'Histoire des Familles - n°162 Fév-Mars 2006

    PARÉ, PAREIT, PAREZ, PAR(R)ET,
    1241-1242 "Nicholas le PARET"
    1275-1276 "Jehans li PARES" - Tournai
    1280 "Egidius PARET" - Mourcourt.
    Féminin : PARÉE - 1280-1281 "Emmelos li PARÉE" - Tournai.
    Français : paré 'apprêté', surnom du pareur (ouvrier qui apprête, aplanit le drap).
    Dictionnaire des Noms de Famille en Belgique Romane, et de ses régions limitrophes - Jean Herbillon - Jean Germain - Banque de Crédit Communal – 1996

    « Les surnoms négatifs l’emportent de très loin, sur les surnoms flatteurs. A croire que nos ancêtres n’avaient que des défauts ! Des noms d’oiseaux, d’animaux, d’objets en dénoncent par analogie, d’autres font allusion à la méchanceté… Les Paré et Paret aiment à être parés, apprêtés et élégants ».
    Jean-Louis Beaucarnot – in ‘’Les noms de famille et leurs secrets’’ p.139

    Les PARÉ en France sont classés au 2586éme rang avec 2299 naissances sur le siècle (entre 1891 et 1990).

    Un PARÉ très célèbre : Ambroise PARÉ, chirurgien français.

    Icône Arbre vert

    Autres définitions possible ?

    PARÉ, ouvrier maréchal plus particulièrement chargé de ‘’parer les pieds’’ des chevaux devant être ferrés. Simple suggestion ?
    « C’est autour de l’an mille que l’on met au point la ferrure qui remédie à l’usure des sabots nus. Autre cadeau des tribus de l’Est lointain : on ferre les chevaux. Le maréchal préposé à ce miracle commence par rogner la corne, devenue trop longue, ce qui s’appelle ‘’parer le pied’’. Puis il forge le fer, en lui donnant, par martelage, la forme du pied (fournure, ajusture). Il broche alors les clous, c’est-à-dire qu’à travers les trous ménagés dans le fer (étampures) il les fait pénétrer dans la corne, de telle manière qu’ils doivent en ressortir à la même hauteur. Il n’y a plus qu’à manier la tricoise qui sert à couper entre leurs mors les tiges ou points de ces clous au ras de la paroi de la corne, puis le brochoir pour frapper sur la tête de chaque clou, enfin la râpe, pour régulariser la rivure ainsi exécutée. A nous le fer à cheval… ».
    In ‘’Les paysans de France – de l’an 1000 à l’an 2000’’ – Arthur Conte – Editions Plon

    PARÉ, surnom dérivant des différents métiers de ‘’pareurs’’ ? Ouvrier qui donne le dernier apprêt à un travail.
    Ce terme est employé dans plusieurs professions ; à titre d’exemple il y a eu des pareurs de peaux dans la mégisserie (industrie des cuirs fins), des pareurs de draps (dans le tissage), des pareurs de corne (dans la fabrication ancienne des objets de cette matière), des pareurs de sabots de bois (pour le dessin à la gouge du petit motif de décoration), des pareurs dans les manufactures de tabac (qui coupaient et ébarbaient les carottes de tabacs).
    Sources : Dictionnaire du XIX° siècle – cité par Pierre CHEVRIER in RFG n°139 – Avril / Mai 2002

     

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